5 idées reçues sur les allergies saisonnières

En cette période de l'année, les allergies saisonnières sont de retour, tout comme les préjugés qui les accompagnent. Environnement, âge, conditions de survenue… On tord le cou aux idées reçues en 5 points !

Allergies au pollen

Lors du contact avec une substance étrangère, l’organisme peut se sentir menacé et déclencher une série d’attaques pour contrer cette présence considérée comme dangereuse. Ce phénomène s’appelle l’allergie. Halte aux fausses vérités, on fait le point sur ses causes.

« Nous sommes en hiver, je ne peux pas être allergique au pollen ! »

FAUX. On considère à tort que les allergies au pollen (dites aussi rhumes des foins, ou rhinites allergiques) n’ont lieu qu’au printemps. Certaines rhinites allergiques peuvent survenir à d’autres saisons. Par exemple, l’allergie au pollen de cyprès se manifeste pendant les mois d’hiver et les réactions aux pollens d’herbacées vers la fin de l’été et le début de l’automne.

Allergies aux fleurs

« J’habite en ville, or c’est en campagne que les réactions allergiques aux pollens arrivent. »

FAUX. On devient allergique sous la pression d’un environnement. Ainsi, plus l’on fréquente un pollen et plus le risque d’y devenir allergique est élevé. Mais le rhume des foins peut apparaître quel que soit l’environnement dans lequel on vit. Les citadins ne sont d’ailleurs pas épargnés car les pollens sont transportés par le vent. En outre, la pollution aggrave les symptômes de la rhinite allergique.

Nos conseils : limiter l’exposition aux substances allergènes en évitant le plus possible le contact avec l’érable, le bouleau, le peuplier et le chêne, les arbres les plus fréquemment en cause dans les allergies saisonnières. Et puis, si on en a la possibilité, on file à la mer où le pollen est absent.

Allergies au printemps

« Un rhume des foins à 40 ans ? Impossible ! Je n’en ai jamais eu ! »

FAUX. On peut découvrir une allergie aux pollens à tout âge. Le rhume des foins apparaît généralement entre 8 et 20 ans, mais peut se déclencher à 2 ans comme à 75 ans. Cette réaction peut se manifester tardivement selon les individus, même sans aucun symptôme antérieur. Au total, les allergies saisonnières affectent 16 millions de Français, soit près d’une personne sur cinq.

Néanmoins, le rhume des foins diminue avec l’âge. En effet, le système immunitaire se modifie au fil des années et devient plus tolérant, y compris au pollen. Dans la majorité des cas, il tend à disparaître vers 30 ou 40 ans.

« Yeux gonflés et éternuements sont les symptômes classiques d’une allergie saisonnière. »

FAUX. Éternuements, congestion nasale, yeux irrités, difficultés respiratoire et gorge irritée… Les symptômes varient selon les sources d’allergie, mais aussi selon la période de l’année. Dans la saison pollinique, ce sont les arbres qui sont les plus précoces, puis les graminées (les pelouses) et les herbacées. Ces trois groupes de pollens affectent différemment l’organisme. Attention toutefois à ne pas les confondre avec le résultat d’une grippe ou d’un rhume.

Nos conseils : se doucher tous les jours (cheveux compris) pour éliminer toute trace de pollen, changer de vêtements et éventuellement, faire entretenir son jardin pour diminuer la prolifération des mauvaises herbes.

Prévenir les allergies

« Je n’ai pas besoin de soigner mon allergie, elle partira avec le temps. »

FAUX. La prise en charge précoce a des effets bénéfiques sur l’évolution de la maladie. Au quotidien, pour soulager les personnes allergiques, il existe un certain nombre de médicaments antihistaminiques et de traitements locaux spécifiques pour le nez et les yeux. Mais pour le traitement des symptômes, il faudra se tourner vers les anti-inflammatoires locaux (solution nasale, collyre) et éventuellement les corticoïdes et les bronchodilatateurs en cas de gêne respiratoire.

Dans certains cas, la désensibilisation par un spécialiste offre d’excellents résultats sur le long terme. C’est d’ailleurs la seule solution reconnue par l’OMS comme traitement efficace et durable.