Budget des retraités : ce qui change en 2020

Revalorisation des pensions et des prestations sociales, taxe d’habitation, fiscalité des assurances vie, découvrez les nouveautés prévues pour cette nouvelle année.

Baisse de l’impôt sur le revenu

C’est l’une des mesures les plus attendues de ce mois de janvier : la baisse de l’impôt sur le revenu. Au 1er janvier 2020, 17 millions de ménages seront concernés par cette baisse. La première Tranche Marginale d’Imposition (TMI) passera de 14 à 11 % soit un possible gain de 350 € par foyer imposé. La seconde tranche à 30 % verra son seuil d’entrée abaissé de 27 519 € à 25 406 €.

Revalorisation des pensions de retraite

Voilà une nouvelle qui ne devrait pas laisser insensible la plupart des retraités touchant une pension située dans la fourchette basse. Pour les montants inférieurs à 2 000 € de pension par mois, la revalorisation des retraites sera indexée sur l’inflation. Mais attention, qu’entend-on exactement par 2 000 € ? Cette somme correspond à la pension totale, soit la retraite de base + la complémentaire. Mais la hausse évoquée ne s’appliquera qu’à la retraite de base. Pour les couples, ce ne sont pas les revenus du ménage qui seront pris en compte mais les pensions individuelles. Ainsi, si vous touchez 2 700 € de retraite, vous serez valorisé de 0,3%. Si votre conjoint(e) reçoit 1 300 € de pension, l’augmentation suivra le cours de l’inflation.

Revalorisation de certaines prestations sociales

Cette revalorisation, de l’ordre de 0,3 %, concerne notamment l’Allocation Adultes Handicapés (AAH). L’Allocation de Solidarité aux Personnages Agées (ASPA), aussi appelée « minimum vieillesse » augmentera quant à elle de 35 € dès le 1er janvier pour atteindre 903 € (au lieu de 868 € en 2019).

L’aide à domicile maintenue

Le gouvernement envisageait de réduire voire de supprimer les soutiens fiscaux sur l’embauche d’un(e) aide à domicile pour les séniors. Mais devant les levées de bouclier, Matignon a rétropédalé et ne touchera pas à l’exonération des charges patronales pour les personnes de plus de 70 ans  qui embauchent une aide ménagère ou un jardinier.

Sachez cependant que cette exonération de charges n’est pas la seule aide proposée aux aînés employant une personne à domicile : vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées dans la limite d’un plafond compris entre 12 000 et 20 000 € par an, ainsi que d’une exonération sociale de 2 € par heure de travail, calculée par l’URSSAF.

Création d’un congé de proche aidant rémunéré

Ce congé, qui existait déjà mais n’était pas rémunéré, permettait à tout un chacun d’aider des proches en perte grave d’autonomie. Dès octobre 2020, l’attractivité de ce congé, fractionnable sur une durée de 3 mois, sera renforcée par le versement d’une indemnité de 43 € par jour pour les personnes vivant en couple et de 52 € pour une personne seule.

Autre avantage : ce congé est comptabilisé dans le calcul des droits à la retraite.

Une taxe d’habitation progressivement supprimée

Débutée en 2019, la suppression de cet impôt local se poursuit en 2020. On estime que 80 % des foyers français seront exonérés. Pour les 20 % restant, l’échelonnement de la suppression se poursuivra jusqu’en 2023. Une bonne nouvelle pour le porte-monnaie.