Comprendre la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une atteinte chronique d'une partie du cerveau. Plus qu’une maladie de la mémoire, elle entraine une lente dégénérescence des facultés cognitives. Nous faisons le point sur la maladie : ses causes, les traitements et des conseils pour les aidants.

Personne aidant un malade d'Alzheimer

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est souvent associée à une maladie de la mémoire. C’est juste, mais ce n’est pas uniquement cela. En fait, la maladie d’Alzheimer se définit comme une maladie du cerveau qui provoque une dégénérescence des neurones. On dit aussi que c’est une maladie « dégénérative du cerveau ». Elle entraîne la lente disparition des neurones et donc touche peu à peu toutes les facultés cognitives : en premier lieu la mémoire, puis l’ensemble des capacités intellectuelles et physiques (troubles du langage, des gestes…).

En France, la maladie d’Alzheimer touche environ 900 000 personnes. Chaque année ce sont plus de 200 000 cas qui sont diagnostiqués. En raison du vieillissement de la population, on estime que d’ici 2020, 1 Français de plus de 65 ans sur 4 sera touché par la maladie.

 

Comment se développe la maladie ?

Alzheimer

Même si toutes les personnes atteintes voient se développer la maladie de façon différente, il existe néanmoins des schémas d’évolution de la maladie.

La durée de la maladie peut aller de 5 à 20 ans. Durant cette période, trois stades se succèdent :

  • Stade 1 ou “stade léger” : le malade souffre de légères pertes de mémoire, son humeur est changeante et ses capacités d’apprentissages se réduisent. Durant ce stade, le malade peut avoir besoin des autres pour effectuer des tâches complexes.
  • Stade 2 ou “stade modéré” : les évènements récents ne sont plus retenus par le malade, il ne conserve plus que des souvenirs de faits anciens. Le malade souffre de grave problèmes d’orientation qui peuvent l’amener à se perdre sur des trajets connus.
  • Stade 3 ou “stade sévère” : les troubles cognitifs et comportementaux sont omniprésents : le malade ne reconnaît plus les membres de sa famille : il ne peut plus parler, ni se déplacer. La maladie développée à ce stade exige des soins constants.

 

Quelles sont les causes de la maladie ?

Rester ensemble face à la maladie d'Alzheimer

Même si les chercheurs ont mis en évidence des facteurs favorisant le développement de la maladie, l’origine de la maladie reste encore incertaine.

Dans 1% des cas, les causes du développement de la maladie seraient héréditaires. L’individu touché porterait des mutations sur ses gènes. Il aurait 50% de probabilité de transmettre ce gène malade à ses enfants. Cette forme de maladie, qu’on nomme “la forme familiale de la maladie d’Alzheimer” se développe souvent avant 60 ans.

Si 1% des cas concerne la forme familiale de la maladie, 99% des autres causes ne sont pas identifiées.

On suppose donc plusieurs facteurs de risque :

  • L’âge : les personnes de plus de 65 ans sont plus touchées
  • Le sexe : le risque d’apparition grandit chez les femmes de plus de 80 ans
  • Les facteurs de risques cardiovasculaires : diabète, tabac, hypertension…

 

Quels sont les traitements disponibles ?

Il n’existe malheureusement pas de traitements médicaux pour soigner la maladie ou stopper son évolution. La recherche doit progresser en ce sens, mais il existe 4 médicaments disponibles sur le marché afin de stabiliser les fonctions cognitives du patient (Aricept, Reminyl, Exelon et Ebixa).

Afin de corriger les troubles psycho-comportementaux liés à la maladie, les médecins peuvent prescrire des antidépresseurs ou anxiolytiques. De même, la prise en charge des patients peut se faire grâce à différents professionnels de la santé : des psychiatres, orthophonistes, psychomotriciens.

Enfin, les thérapies non médicamenteuses se développent de plus en plus. Elles visent à améliorer la qualité de vie du malade pour mieux appréhender l’évolution de sa dépendance. Cela passe par des ateliers artistiques (peinture, musique), une activité physique, un suivi psychologique…

Continuer à pratiquer une activité pendant la maldie d'Alzheimer

Avoir un proche malade d’Alzheimer

L’un de vos proches vient d’être diagnostiqué malade d’Alzheimer et vous devez faire face avec lui à la perte de ses capacités intellectuelles ?

  • Communiquez ! Il faut éviter l’isolement et s’armer de patience : le malade risque de perdre le fil de vos conversations mais il est important de donner le temps à la réflexion et aux conversations.
  • La prévention des accidents domestiques : le risque d’accidents domestiques s’intensifie car la mauvaise coordination des muscles des malades est responsable de nombreuses chutes. Veillez alors à éloigner les objets dangereux de son habitat et conservez les produits dangereux chez vous.
  • Ne pas s’isoler et se faire aider : la personne aidante ne doit pas s’isoler et s’épuiser face à la maladie. Il est primordial d’accepter de se faire aider. Il existe des services à destination des malades (des séjours en hôpitaux, des thérapies) qui peuvent permettre à l’aidant de s’accorder des temps de pause.

 

Pour aller plus loin :

Association France Alzheimer

Association LECMA – Vaincre Alzheimer

Expliquer Alzheimer aux enfants

Inserm – Un point sur la recherche scientifique concernant la maladie