En 2021, stop à la douleur !

Dos, épaules cou, tête : 30 % des français se plaignent de douleurs chroniques, au point qu’elles seraient à l’origine des 2/3 des consultations médicales en France. Qu’elles soient pathologiques, liées à un accident ou à un traitement médical, les douleurs représentent un réel enjeu social de santé. Fort heureusement, nombre d’entre elles peuvent être atténuées et apaisées.

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Le parcours de la douleur

Parce qu’elle repose sur un ressenti personnel, la douleur est une notion complexe à quantifier et à qualifier. Cependant, la science est en mesure de décrire le parcours de l’information douloureuse dans l’organisme.

Prenons l’exemple d’une personne qui se piquerait avec une rose. La piqûre va stimuler les terminaisons nerveuses situées au niveau de la peau. Dès lors, l’information passe par les nerfs nocicepteurs puis est transmise à la moelle épinière et au cerveau. Lorsque le signal parvient au cerveau et qu’il est identifié comme une douleur, nous commençons à la ressentir comme telle. C’est grâce à un arc réflexe situé au cœur de la moelle épinière que nous dégageons la main de la rose. Dans cet exemple, que l’on pourrait reproduire avec la brûlure, l’organisme réagit et se protège.

Mais lorsque la douleur devient chronique, le mécanisme d’alarme n’a plus lieu d’être et la douleur devient une maladie.

La différence entre une douleur aiguë et chronique 

La douleur aiguë est souvent intense mais relativement courte. Elle joue un rôle d’alarme pour notre corps. Après avoir atteint un « pic », elle est censée s’atténuer et disparaître. La douleur aiguë est celle que l’on ressent lorsqu’on se brûle ou que l’on se pique. En revanche, si cette sensation de douleur dépasse trois mois et se révèle récurrente, elle devient chronique (ou pathologique). Les migraines, les douleurs musculaires ou nerveuses entrent dans cette catégorie.

Les différents types de douleurs

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Plusieurs douleurs existent :

  • les douleurs inflammatoires (articulaires ou infectieuses).
  • les douleurs neuropathiques (liées au système nerveux central ou périphérique).
  • les douleurs mixtes (elles associent les deux douleurs précédentes. Ex : lombo- sciatique ou douleur post-opératoire).
  • les douleurs dysfonctionnelles (lorsqu’aucune lésion ne peut être identifiée. Ex : fibromyalgie ou troubles fonctionnels intestinaux).

Depuis quelques années, l’amélioration des techniques d’imagerie cérébrale a permis à la recherche de mieux identifier, visualiser et quantifier la douleur.

De quelle façon la douleur est-elle prise en charge ?

L’arsenal thérapeutique pour traiter la douleur est sans cesse amélioré. Mais elle ne sera pas traitée de la même façon selon ses causes, ses origines et son intensité. Des « paliers » de douleurs existent. Des protocoles également.

Le premier palier correspond  une douleur de faible intensité pour laquelle paracétamol et anti-inflammatoires sont prescrits.

Le deuxième palier, d’intensité modérée fait appel à des opioïdes dits « faibles » (codéine, tramadol).

Enfin, le dernier palier requière l’utilisation d’opioïdes de type morphine.

Pour lutter contre la douleur, d’autres solutions existent. Certains médecins prescrivent par exemple des molécules ayant un effet antalgique (antidépresseurs ou antiépileptiques contre les douleurs neuropathiques). Ils utilisent également des relaxants musculaires contre les douleurs lombaires.

Des alternatives existent

Parfois, des alternatives aux traitements médicamenteux donnent des résultats assez satisfaisants. C’est le cas des électrodes, utilisées lors de douleurs lombaires. Ces électrodes perturbent et bloquent le message de la douleur, à l’instar de la stimulation magnétique transcranienne, une technique non invasive et sans effets indésirables qui consiste à appliquer une bobine sur le cuir chevelu du patient. Cette bobine crée un champ magnétique ciblé et modifie les transmissions nerveuses dans les zones de contrôle de la douleur. Les douleurs mécaniques s’apaisent, avec des effets durables estimés à six mois en moyenne, notamment chez des patients atteints de fibromyalgie.

Les approches naturelles

Des aliments bénéfiques

Une alimentation déséquilibrée peut être la source d’inflammations chroniques accompagnées de douleurs parfois difficiles à supporter. Il est donc essentiel de privilégier des aliments connus pour leurs effets anti-inflammatoires. Les produits frais et non transformés entrent dans cette catégorie : fruits et légumes, céréales complètes ou encore aliments riches en Oméga-3 sont parfaits pour la bonne santé du corps, à condition de les varier (fruits à coque, colza, avocats, œufs, poissons gras). N’abusez pas des sucreries, des viandes, de la charcuterie ou encore des produits raffinés qui au contraire, « excitent » les inflammations.

Des techniques de bien-être globales

Yoga, sophrologie, méditation, hypnose : toutes ces approches s’invitent de plus en plus fréquemment chez les professionnels de santé, du soin et du bien-être. Prenons l’exemple du yoga et de la sophrologie : grâce à des techniques de respiration adaptées, ces disciplines apaisent les douleurs chroniques et relaxent le corps sur le long terme. Quant à l’hypnose, l’état modifié de conscience dans lequel entre le patient lui permet d’aller chercher ses propres ressources de guérison.

Le froid comme antidouleur

Patchs spéciaux ou cryothérapie (exposition du corps un court instant à une température inférieure à -100°) seraient des options de choix dans la lutte contre l’inflammation et la douleur.  Le froid, grâce à son action anti-inflammatoire et anesthésiante soulage une multitude de douleurs (arthrose, polyarthrite, fibromyalgie). Privilégiez cependant des séances proposées par votre médecin ou votre kinésithérapeute.

Les données chiffrées de cet article sont issues du site de l’Inserm.

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Le site de l’AFVD (Association Francophone pour vaincre les douleurs)