Retour de la Covid-19 : vos questions, nos réponses

On imaginait le coronavirus en vacances prolongées. Or, il semble que l’été lui ait redonné des couleurs. Le voici sur la fameuse « deuxième vague » en progression « exponentielle » selon les derniers chiffres de Santé publique France, l’organisme qui copilote les surveillances épidémiologiques de notre pays. Face à la circulation active du virus, vous êtes très nombreux à vous interroger. Nous avons réuni certaines de vos questions et y répondons.

COVID : RISQUES ET SANTÉ

Jacques : « Pouvez-vous nous parler des profils à risques ? »

Tout le monde est susceptible de contracter la Covid-19. Cependant, certaines personnes présentent des risques accrus face au virus :

  • Les personnes de plus de 65 ans,
  • Celles souffrant de maladies chroniques ou atteignant le système immunitaire (antécédents de troubles ou maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, pathologies respiratoires, cancer, etc,
  • Les femmes enceintes au 3ème trimestre de grossesse.

Matthieu : « Si je suis vacciné contre la grippe, suis-je protégé de la Covid-19 ? »

Non. Même si les symptômes sont très approchants, les deux virus restent distincts et les traitements différents.

COVID ET VIE SOCIALE

Léa : « J’ai 70 ans. Puis-je recevoir mes petits-enfants ou des amis à la maison ? »

Les visites à domicile doivent revêtir un caractère « essentiel », surtout au-delà de 65 ans et en cas de santé fragile. Si vous ne pouvez pas faire autrement, portez un masque et demandez à vos visiteurs de faire de même. Exigez qu’ils se lavent les mains au savon et/ou qu’ils utilisent une solution hydroalcoolique. Pas d’embrassades, ni de contact physique. Par ailleurs, il est important de respecter la distanciation sociale d’un mètre minimum. Pendant la visite et après, aérez les pièces durant une vingtaine de minutes.

Concernant les enfants, nous vous conseillons d’éviter les visites, ou encore de refuser le contact physique. Les enfants sont souvent « porteurs asymptomatiques », ce qui signifie qu’ils peuvent être malades sans présenter de symptômes de la maladie. Leur risque de contagiosité vous expose à une possible contamination.

Suzanne : « J’ai besoin d’aller voir mon médecin mais j’ai peur d’attraper le virus à son cabinet. »

Plusieurs options sont possibles :

  • Votre médecin se déplace à votre domicile. Vous portez tous les deux un masque et respectez les gestes barrières : vous n’avez pas de crainte à avoir. Les professionnels de santé respectent les règles de sécurité liées à leurs pratiques et désinfectent leur matériel.
  • Si vous êtes équipé d’internet et que votre médecin le propose, optez pour une consultation à distance (téléconsultation).
  • Enfin, il peut arriver qu’une ordonnance arrive à expiration. Dans ce cas, un rendez-vous chez le généraliste ou le spécialiste n’est pas toujours nécessaire. Un arrêté paru au Journal officiel du 15 mars 2020 autorise désormais les pharmaciens à étendre eux-mêmes le renouvellement d’une ordonnance dans le traitement d’une maladie chronique.
  • Si aucun de ces scénarios n’est envisageable et que la consultation au cabinet est nécessaire, évitez de prendre votre rendez-vous aux heures de pointe, munissez-vous de votre masque et désinfectez-vous les mains au gel hydroalcoolique une fois installé(e) dans la salle d’attente.

SYMPTÔMES DE LA COVID-19

André : « J’ai de la fièvre, je tousse, ces symptômes me font penser au Covid-19. Que dois-je faire ? »

Contactez impérativement votre médecin. Il vous fixera un rendez-vous et décidera de vous prescrire un test virologique à réaliser en laboratoire.

  • Si le test est négatif : vous n’êtes pas soumis à la quarantaine et le médecin vous prescrit un traitement adapté à votre pathologie.
  • Si le test est positif à la Covid-19, un suivi médical adapté vous est proposé (auto-surveillance, télésurveillance, suivi renforcé ou hospitalisation à domicile). Le médecin ou l’Assurance Maladie vous demanderont ensuite d’identifier les personnes dites « contact », celles qui auraient pu vous contaminer, afin de remonter la chaine. Dans tous les cas, vous devrez rester à domicile jusqu’à votre guérison. Les personnes vivant avec vous également. S’il s’avère impossible de leur garantir un isolement dans de bonnes conditions, la « cellule territoriale d’appui à l’isolement » leur proposera une solution d’hébergement dédiée. Votre état se dégrade ? Appelez le 15 ou le 114 sans tarder.

COVID ET MASQUES

Adeline : « Pourquoi porter un masque en milieu clos et à l’extérieur dans certaines villes de France ? »

Le port du masque est important : il évite de contracter un virus (Covid, grippe ou autre maladie virale). C’est aussi un objet « altruiste » dans la mesure où il protège les autres en cas de maladie. Face à la propagation et à la transmission aéroportée du virus, 239 scientifiques ont récemment fait part à l’OMS de leurs observations et analyses autour des contaminations en lieux clos. Ces observations soulignent des fréquences de cas en augmentation, particulièrement quand l’air intérieur est brassé et même en cas d’absence de projection directe. Pour prévenir les risques de contamination, le masque doit être obligatoirement porté dans tous les lieux clos et partagés et ce depuis le 1er septembre (entreprises, salles de réunions, bureaux, espaces de restauration collectifs). Il est également obligatoire à l’école pour les enseignants, et au collège et au lycée pour les professeurs et les élèves dès 11 ans.

Luce : « Puis-je porter une visière plutôt qu’un masque ? »

Même si la visière offre l’avantage de voir le visage du porteur et permet aux personnes malentendantes de lire sur les lèvres, elle ne protège que des grosses gouttelettes et ne remplace pas le masque grand public.

Annick : « Comment choisir un bon masque ? »

Plusieurs types de masques existent : les masques chirurgicaux, les masques en textile et les masques FFP.

  • Les masques chirurgicaux sont à utilisation unique et doivent être remplacés toutes les 4 heures. Ils évitent que le porteur projette ses gouttelettes autour de lui et le protègent des gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. Trois catégories se partagent le marché :

            – Les masques de type 1 dont l’efficacité de filtration bactérienne est de 95 % ou      plus.

            – Les masques de type 2 avec une efficacité de filtration supérieure à 98 %.

           – Les IIR : ils résistent aux éclaboussures et assurent une filtration bactérienne supérieure à 98 %.

  • Les masques en tissus lavables et réutilisables : alternative écologique aux masques chirurgicaux (qui sont fabriqués en polypropylène et mettent 450 ans à se décomposer lorsqu’ils sont jetés dans la nature), leurs propriétés de filtration oscillent entre 70 et 90 %. Les autorités sanitaires ont validé les modèles de plus de 50 entreprises issues de la mode et du textile. Ces masques grand public présentent un logo officiel bleu blanc rouge avec une indication du nombre de lavages maximum. Ils doivent être nettoyés après chaque usage 30 minutes minimum à la machine et à 60°.

Les masques en tissu doivent être changés au minimum toutes les quatre heures, mentionne l’Afnor dans son guide destiné aux fabricants.

  • Les masques FFP2 et FFP3, réservés prioritairement aux professionnels de santé, protègent le porteur des gouttelettes mais aussi des particules en suspension dans l’air, lesquelles pourraient contenir des agents infectieux.

Pierre : « Je souhaite commander des masques sur Internet mais j’ai peur qu’ils soient de mauvaise qualité. Que me conseillez-vous ? »

En effet, de très nombreux masques ne sont pas efficaces. Pour ne pas vous tromper, privilégiez les masques « NF EN 14683 » ou qui répondent aux exigences de l’AFNOR et mentionnent le logo NF.

Voici la liste des entreprises fabriquant des masques grand public et qui ont souscrit à l’ensemble des critères définis par les autorités de santé. Ici Pour bien utiliser le masque, rendez-vous sur ce tutoriel.

COVID ET SOLUTIONS HYDROALCOOLIQUES

Patrick : « Le gel hydroalcoolique est-il plus efficace que le savon ? »

Rien ne remplace le nettoyage au savon. Dans la mesure du possible, il est préférable de se laver les mains consciencieusement durant 40 secondes (séchage inclus) car le savon nettoie. Le gel, lui, reste très efficace pour tuer microbes et virus en cas d’impossibilité de se laver les mains.

Antoinette : « Le gel peut-il abîmer mes mains ? » Autrefois, les solutions hydroalcooliques étaient irritantes. Désormais, la plupart d’entre elles contiennent de la glycérine. Cet agent crée une barrière qui protège l’épiderme des fissures et des gerçures.